Etude a Fair pour être pilote DE LIGNE

Etude a Fair  pour être pilote DE LIGNE
Etudier avant d'être dans les nuages...


Sachez que pour devenir pilote de ligne, le niveau minimum (sauf quelques exceptions) est un BAC général de préférence scientifique. Il est cependant très conseillé de suivre au moins un ou deux ans d'études supérieures scientifiques (maths sup, DUT, DEUG scinetifique...), car c'est ceux là qui ont les meilleurs taux de réussite aux séléctions, mais aussi parce qu'en cas de problème avec la carrière de pilote de ligne, il est possible de suivre une autre voie.
Attention ! Il faut être apte médicalement pour devenir pilote de ligne, retrouvez les critères ici. C'est primordial avant de se lancer dans cette voie.

Si vous êtes au collège...

Bossez bien les maths, la physique, et l'anglais. Ce sont les matières essentielles pour devenir pilote de ligne. Ne négligez surtout pas les autres matières, car un pilote de ligne sera aussi jugé sur sa culture générale. Pour ceux qui sont en 3ème, mettez vous en tête de choisir les filières scientifiques l'année prochaine en seconde, faire le maximum pour s'orienter vers un BAC scientifique.

Si vous êtes au lycée...

Si vous êtes en section scientifique (S, voire STI), vous êtes sur la bonne voie. Cependant, si vous êtes en section ES ou L, sachez que ce n'est pas totalement foutu ; Air France recrute aussi des étudiants en commerce pour la séléction de ses pilotes de ligne, mais pas beacoup par rapport aux "scientifiques".
Le mieux après un BAC S, c'est d'intégrer une prépa et faire maths sup. C'est ceux-là qui sont les plus pris dans les filières gratuites.
Si vous avez les moyens de financer votre formation dans une école privée (environ 500 000 FF en France), il est le plus souvent demandé d'avoir de bonnes connaissances en maths, physique et anglais du niveau BAC S.

# Posté le samedi 13 décembre 2008 18:21

Devenir pilote de ligne :dossier complet

Pilote de ligne en compagnie:

Plus de 80 % des pilotes en activité travaillent dans le transport aérien pour le compte de compagnies. Ils constituent le personnel navigant technique (PNT) et ont la responsabilité avec le personnel navigant commercial (PNC), c'est-à-dire les hôtesses de l'air et les stewards, de conduire l'appareil à destination dans les conditions de sécurité, de ponctualité et de confort optimales. Le métier continue de fasciner et d'attirer les passionnés : voler chaque jour dans le plus beau bureau du monde ! Sans compter le prestige de l'uniforme de comendant de bord et la perspective de très hauts salaires. La réalité, sans être aux antipodes, est plus mitigée.
Le métier est d'abord méconnu par son exigence et l'ensemble des compétences requises durant toute la carrière. Une exigence encore accrue par l'évolution technologique des derniers avions de ligne ! A l'art classique du pilotage, il faut en effet ajouter aujourd'hui la gestion des systèmes embarqués (microprocesseurs, bus numérique, commandes de vol électriques), différents d'une famille d'avions à l'autre. Les aptitudes scientifiques des aspirants pilotes doivent donc être excellentes et le niveau de formation élevé. Mais les compagnies aériennes demandent aussi à leurs pilotes bien d'autres qualités humaines et professionnelles.

Un travail d'équipe:

L'équipage de conduite d'un avion de ligne comporte en général deux pilotes : le commandant de bord ou CDB, et le copilote ou OPL (pour Officier Pilote de Ligne). La répartition des tâches à bord est clairement établie avant chaque vol. Indépendamment de la fonction de commandement assurée par le CDB, trajectoire et tenue machine sont assurées par le « pilote en fonction » (PF), tandis que la surveillance mécanique et les communications radio relèvent du « pilote non en fonction » (PNF). C'est donc alternativement le commandant ou le copilote qui effectue l'étape en tant que PF. Les vols sont parfois longs et éprouvants. Mais les incompatibilités d'humeur qui pourraient se révéler dans un environnement exigu doivent s'effacer devant le professionnalisme et la responsabilité du PNT.
Les qualités relationnelles du CDB sont donc déterminantes. Dans tous les cas, il doit entretenir une communication efficiente au sein de l'équipage (avec le copilote et les PNC qui travaillent aussi sous ses ordres), et cela dans toutes les circonstances (vol normal ou panne). On recherche donc chez tout pilote de ligne une carrure de chef d'orchestre ouvert et attentif, qui sache travailler en équipe et commander avec maturité.

Des qualités d'analyse et de décision:

Le personnel navigant doit aussi hiérarchiser sans délais et gérer en temps réel un nombre quasi infini de situations : souci technique, retard dû au dégivrage de l'avion, grève du contrôle aérien, sécurisation des bagages oubliés, vols en correspondance à attendre, ...
La sécurité des vols demeure l'incontournable priorité. Face à des conditions météorologiques exceptionnelles ou à une défaillance technique de l'avion, l'équipage doit analyser la situation et appliquer les procédures très rapidement, avec le souci prioritaire de la trajectoire de l'appareil. Malgré toute l'assistance dont il bénéficie, tant au sol qu'en vol, c'est toujours au commandant de bord que revient la décision finale. Il doit donc agir avec discernement, en faisant appel à sa connaissance des procédures. Rigueur, sang-froid et honnêteté intellectuelle sont trois qualités primordiales.

En formation permanente:

Exercer ce métier, c'est aussi se préparer à revenir régulièrement sur les bancs de l'école. Stages de maintien des compétences (deux par an), entraînements, reconnaissances terrains, changement de machinen, accession à la fonction de commandant de bord ou familiarisation avec un nouveau matériel embarqué... Les règlements FCL1 qui régissent les licences imposent toutes ces formations, sans parler du maintien d'un haut niveau d'anglais. A chaque test, les résultats et appréciations sont consignées (à vie) dans un livret professionnel. Savoir se remettre en cause est donc une exigence absolue ! De même sur le plan physique : une visite médicale de contrôle doit être passée chaque année dans un centre d'expertise médicale du personnel navigant (deux pour les plus de 40 ans).

Et la vie familiale ?:

Travailler à bord du plus beau bureau du monde comporte également des inconvénients. Il faut s'adapter à une vie chamboulée par les horaires décalés, un rythme de travail soutenu et des absences répétées. Une rotation peut durer plus d'une semaine : l'éloignement est parfois difficile à vivre pour les proches, quoique les temps de repos soient assez longs.
C'est aussi un métier fatigant. Dans le cockpit, le pilote doit se concentrer de façon soutenue, malgré la luminosité du ciel et le bruit des ordinateurs de bord, dans un espace étroit. Les conséquences du décallage horaire et des changements climatiques sont plus insidieuses : elles pèsent à long terme sur le plan physique et nécessitent un temps de récupération, variable selon les individus, mais qui s'allonge souvent à mesure que les années passent. Une bonne connaissance de ses limites physiques est également nécessaire.

Rémunération:

- OPL débutant (selon l'activité) : de 2000 à 2500 ¤ sur compagnies régionales ; à partir de 3500 ¤ sur moyen et long courriers.

- CDB en fin de carrière : de 7500 à plus de 14000 ¤.

Devenir pilote de ligne : le parcours du combatant:

Impossible d'envisager une carrière sur la ligne sans détenir LA licence professionnelle adaptée, le fameux ATPL (Airline Transport Pilot License). La formation comprend une partie théorique et une partie pratique (en vol), rigoureusement définies par les règlements européens (FCL1). Au acquis d'une licence de pilote professionnel (CPL), il faut en effet ajouter de nombreuses qualifications très onéreuses (vol aux instruments (IR), multimoteur (ME), formation au travail en équipage (MCC)) car il s'agit d'apprendre à piloter de gros avions de ligne équipés de nombreux systèmes, et ceci au sein d'un équipage. Une qualification de type (QT) est ensuite nécessaire pour apprendre à piloter tel ou tel appareil (A320, A318, B737, ...). Ces dernières qualifications (MCC et QT) sont normalement prises en charge par les compagnies mais, en période de crise, certains candidats sont malheureusement parfois contraints de se les payer. Pour devenir pilote de ligne, il faut donc pouvoir bénéficier d'une formation précise très exigeante, et être recruté par une compagnie aérienne. Un vrai parcours du combatant qui nécessite du réalisme et une motivation sans faille !

Première étape : la visite médicale « classe 1 »

Se lancer dans une formation de pilote sans être certain de son aptitude physique relève de l'inconscience. Nous vous conseillons donc de passer au préalable cet examen médical d'admission destiné aux navigants professionnels, pour ne pas investir de l'argent ou beaucoup de travail à fonds perdu. Signalons au passage que les sélections Cadets d'Air France (contrairement à celles de l'ENAC) n'incluent pas la visite « classe 1 » dans leurs tests, sans doute par mesure d'économie.

Les formations gratuites : des voies royales mais étroites:

Au vu des difficultés d'entrée dans la profession, deux « voies royales » s'ouvrent aux bacheliers. Celle des Cadets d'Air France, et celle de l'École Nationale de l'Aviation Civile (ENAC). Ces deux écoles vous offrent en effet une formation ATPL théorique et pratique gratuite et, surtout, la relative garantie d'une place droite en cockpit (entendez une embauche directe chez Air France comme copilote à la sortie !). Évidemment, elles ne sont accessible que sur concours à niveau BAC+1 (humanités supérieures générales pour la Belgique), et s'adressent aux meilleurs élèves de classes préparatoires scientifiques. Si c'est votre cas, foncez ! Mais si ce n'est pas votre cas, foncez quand même aussi !

Se payer sa formation:

Il est toujours possible d'intéger une formation de pilote professionnel à titre privé en cas d'échec ou d'impossibilité de présenter les concours menant aux formations gratuites. Air France en particulier recrute des pilotes déjà titulaires de l'ATPL(A) théorique et d'une licence CPL(A)/IR ME par le biais du cursus « Pilotes Professionnels ». Le processus de sélection est identique à celui de la filière « Cadets », hormis l'absence de phase de préselection. Mais compte tenu du nombre actuel de postulants, les délais d'attente avant la sélection s'élèvent à plusieurs années. Personne ne peut donc vous assurer aujourd'hui que votre investissement sera un jour payé de retour, et c'est là tout le problème ! En France, malgré tout, seize écoles de formation au vol (FTO) et sept organismes spécialisés dans la formation théorique (OSFT) peuvent vous permettre de préparer un CPL ainsi que les qualifications complémentaires (IR, ME). On en trouve la liste sur le site de la DGAC, dans l'espace professionnel. D'une manière générale, l'investissement consenti est élevé : pas moins de 55.000 ¤ pour un CPL/IR ME, et jusqu'à 100.000 ¤ si vous incluez la MCC et la QT. Une marche d'autant plus difficile à franchir que l'on a pas encore de garanties financières...

Deux types de parcours peuvent être empruntés : le cursus modulaire, plus souple et permettant de répartir l'investissement financier, et le cursus intégré, plus ramassé dans le temps.

- Le cursus modulaire s'apparente à un parcours par étapes indépendantes, faisant gravir à l'élève les échelons successifs le menant au CPL(A)/IR ME complet avec théorie ATPL(A). C'est le cursus type des candidats possédants de l'expérience en aéro-club (avec par exemple la licence de pilote privé et au moins 150 heures de vol). La phase théorique peut s'effectuer grâce aux cours par correspondance : cela évite de bloquer une année de scolarité, et peut permettre de poursuivre une autre activité. Mais, en contrepartie, la formation peut traîner en longueur et perdre en efficacité, pour un coût total plus élevé.

- Le cursus intégré est plus dense. Il est mieux adapté aux élèves ayant peu ou pas de notions aéronautiques. L'objectif consiste à amener une personne sans expérience, dite ab initio, au niveau qu'elle se sera fixé : CPL(A)/IR ME ou ATP intégrés. Le cursus le plus abouti (ATP intégré) mène à l'obtention de l'ATPL(A) théorique et du CPL(A)/IR ME pratique avec MCC. Du pain sur la planche en perspective, sur une période de 18 à 24 mois, avec un rythme de travail que seuls pourront soutenir des étudiants issus de structures universitaires ou de classes préparatoires.

En revanche, le bénéfice des acquis entre les différentes phases théoriques ou pratiques est bien plus significatif qu'en stage modulaire, et le ratio temps/finance plus avantageux.







# Posté le vendredi 12 décembre 2008 09:07

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 09:30

FORMATION DE PILOTE: PILOTE PROFESSIONNEL

FORMATION DE PILOTE:   PILOTE PROFESSIONNEL
SOURCE : Journal Officiel / Décembre 2000

Une licence de pilote privé professionnel avion CPL permet à son titulaire :


-D'exercer tous les privilèges du titulaire de la licence de pilote privé avion PPL ;
-De remplir les fonctions de commandant de bord ou de copilote sur tout avion effectuant un autre vol qu'un vol de transport aérien public ;
-De remplir les fonctions de pilote commandant de bord, dans le transport aérien public, de tout avion monopilote ;
-De remplir les fonctions de copilote dans le transport aérien public sur tout avion dont l'exploitation avec un copilote est requise.

En bref, la licence de pilote professionnel apporte (par rapport à la licence PPL) la possibilité de piloter contre rémunération et ainsi d'occuper, comme cela est dit plus haut, des postes de copilote ou pilote commandant de bord (selon les certifications de l'avion) dans le transport et le travail aérien.

Sachez aussi que si vous sortez juste de votre formation de pilote privé, il vous faudra faire un "mûrissement" car les nombre d'heures exigées le jour de l'examen pilote professionnel est de 200 heures alors qu'une formation PPL n'en comporte qu'une cinquantaine si tout se passe bien. Il est difficile de trouver le financement pour monter ainsi ses heures de vol mais de nombreuses possibilités existent pourtant (voir financement).

Le coût d'un formation pilote professionnel est d'environ 7000 ¤ à 10000 ¤ (suivant les écoles. A cela il faudra ajouter les frais d'examen (environ 300 ¤), la formation théorique si vous n'êtes pas passé directement par les certificats du pilote de ligne et le mûrissement, qui bien que n'étant pas compris dans la formation, est absolument nécessaire pour y parvenir. Sachez de plus qu'une heure de vol en double commande sur ce type d'avion (pas variable et trains rentrants) est d'environ 300 ¤, et la facture peut très rapidement augmenter en cas de dépassement.

CONDITIONS

Tout candidat à une licence de CPL doit être âgé de 18 ans révolus.

Tout candidat à une licence CPL doit détenir un certificat médical de Classe 1 en cours de validité. Pour exercer les privilèges d'une licence CPL, un certificat médical du même type en cours de validité doit être détenu.

Tout candidat à une licence CPL doit avoir accompli 200 de vol en qualité de pilote et doit être titulaire d'une licence PPL ou TT en cours de validité.

Tout candidat à une licence CPL doit avoir reçu dans un FTO (Flight Training Organisation) ou dans un organisme spécialisé dans la formation théorique approuvé, la formation requise conformément au programme défini.

Les conditions différent dans le cas d'un formation intégrée.

FORMATION THEORIQUE

La formation théorique doit avoir été reçu au sein d'un organisme agréé. Le programme de cette formation doit couvrir les matières suivantes :

-Droit aérien et procédures du contrôle de la circulation aérienne ;
-Connaissance générale des aéronefs ;
-Performance et préparation du vol ;
-Performance humaine et ses limites ;
-Météorologie ;
-Navigation ;
-Procédures opérationnelles ;
-Mécanique du vol ;
-Communication.

De nombreux ouvrages préparent à cet examen et il est dorénavant obligatoire de suivre une formation homologuées afin de pouvoir postuler à cet examen. Les matières sont communes à la qualification I.R. (Instrument rating) et il est donc fortement conseillé de passer les deux examens dans la foulée pour éviter de devoir réviser le même programme à quelques mois d'intervalle.

Là encore, un brevet théorique de pilote de ligne (ATPL) vous dispensera de cette épreuve.

Un cours théorique approuvé CPL (au sein d'un organisme homologué) doit comporter au moins 200 heures d'instruction, pouvant inclure le travail en classe, des moyens vidéo, des séances d'études individuelles, de l'enseignement assisté par ordinateur en proportion convenable. Cette période de formation théorique ne doit pas excéder 18 mois.

EXAMEN THEORIQUE

L'examen doit être organisé dans la ou les langues considérées comme appropriées par l'Autorité ; les questions sont posées sous forme de Q.C.M. (Questions à Choix Multiples). Cet examen comprend environ 200 questions portant sur 9 matières réparties comme suit :

030 Performance et préparation du vol : 3 h 00 - 94 questions
020 Connaissance générale des aéronefs : 2 h 30 - 91 questions
070 Procédures opérationnelles : 0 h 45 - 25 questions
080 Mécanique du vol : 0 h 45 - 28 questions
050 Météorologie : 1 h 30 - 42 questions
060 Navigation : 1 h 30 - 42 questions
010 Droit aérien et procédures du contrôle de la circulation aérienne : 0 h 45 - 40 questions
040 Performance humaine et ses limites : 0 h 30 - 21 questions
090 Communication : 0 h 30 - 21 questions

Total : 11 h 75 - 404 questions

Les frais d'inscription s'élèvent à 56 euros et 15 euros pour le 030.

Chaque Q.C.M. vaut 1 point et il faut au moins 75% des points à une épreuve pour la réussir. Les conditions d'obtention sont les suivantes :


-3 tentatives maximum ;
-Obligation de réussir la moitié au moins des épreuves au cours de la première tentative pour conserver le bénéfice de leur réussite au cours des 2ème et 3ème tentatives ;
-Le candidat aura 12 mois à compter de la première tentative pour obtenir son brevet théorique dans son intégralité.

Le paiement des droits sera payable en une fois lors de l'inscription à la première tentative et concernera l'ensemble des épreuves. Le candidat n'aura pas besoin de repayer des droits d'inscription lors des 2ème et 3ème tentatives. Si le candidat n'a pas réussi son examen après 3 tentatives et 12 mois (ou avant s'il le souhaite) il devra suivre une nouvelle formation homologuée avant de se pouvoir se représenter à l'examen.

La validité de cet examen est de 36 mois.

FORMATION PRATIQUE

Les conditions diffèrent dans le cas d'un formation intégrée.

Tout candidat à une licence CPL doit avoir effectué 200 heures de vol en tant que pilote sur un avion possédant un certificat de navigabilité délivré ou accepté par un état membre de la Communauté Européenne (ces 200 heures doivent être atteintes dans les 6 mois au plus tard suivant l'obtention de la licence pratique). Le décompte s'effectue comme suit :


-10 heures peuvent être remplacées par des heures aux instruments au sol ;
-30 heures peuvent être remplacées par 30 heures sur hélicoptère effectuées en tant que pilote commandant de bord titulaire d'une licence de pilote privé hélicoptère ou ;
-100 heures peuvent être remplacées par 100 heures effectuées en tant que pilote commandant de bord titulaire d'une licence pilote professionnel hélicoptère ;
-30 heures peuvent être remplacées par 30 heures effectuées en tant que pilote commandant de bord sur TMG ou sur autres planeurs.

La formation est divisée en différents stades : la prise en main (il s'agit de la connaissance machine, ainsi que de l'apprentissage lié aux trains rentrants et à l'hélice à pas variable) ; la maniabilité et la navigation (couplée à plusieurs séances de déroutement). Les heures de vol se font toutes en double commande et sont réparties comme suit :


-25 heures de vol en double commande dont :
-10 heures d'instruction aux instruments dont 5 peuvent être aux instruments au sol sur un entraîneur de navigation et de procédure de vol de type I ou II ;
-5 heures d'instruction au vol de nuit si le candidat n'a pas reçu cette habilitation précédemment ;
Au moins 5 heures doivent être réalisées sur un avion certifié pour l'emport de 4 personnes et équipé d'une hélice à pas variable et d'un train rentrant.

EXAMEN PRATIQUE

Tout candidat à une épreuve pratique de pilote professionnel doit avoir reçu une formation sur un avion de même classe ou de même type que celui utilisé pour l'épreuve. Le candidat peut choisir de passer l'épreuve sur un avion monomoteur ou sur un avion multimoteurs sous réserve qu'il puisse justifier d'une expérience de 70 heures en tant que commandant de bord d'avion. L'avion doit être certifié pour l'emport de 4 personnes et équipé d'une hélice à pas variable et d'un train rentrant.

Le candidat doit réussir 4 des 5 épreuves au cours du vol (une 6ème si un avion multimoteurs est utilisé) figurant au programme ; toutes les épreuves devront être réussies dans un délais maximum de 6 mois :


-Section 1 : Départ ;
-Section 2 : Maniabilité ;
-Section 3 : Procédures en route ;
-Section 4 : Procédures d'approche et d'attendrissage ;
-Section 5 : Procédures de secours et d'urgence ;
-Section 6 : Vol asymétrique simulé et items pertinents de la qualification de classe ou de type.

Le candidat doit piloter l'avion dans le cadre de ses limitations, exercer toutes les man½uvres avec souplesse et précision et veiller à garder un contrôle permanent de l'appareil en respectant certains paramètres :

Hauteur vol normal : ± 100 pieds
Hauteur avec panne simulée de moteur : ± 150 pieds
Alignement sur aide radio : ± 5 °
Cap en vol normal : ± 10 °
Cap avec panne moteur simulée : ± 15 °
Vitesse décollage et atterrissage : ± 5 n½uds
Vitesse tout autre régimes de vol : ± 10 n½uds

Le vol ne doit pas durer moins de 90 minutes.

VALIDITE ET RENOUVELLEMENT

Tout comme pour la licence de pilote privé, c'est par le renouvellement de la qualification qu'un titulaire d'une licence CPL pourra la proroger.

Dans le cas d'une qualification de classe monomoteur :


-La validité est de 24 mois (fin du 24ème mois suivant l'obtention pratique) ;
-Pour proroger sa qualification, il faut avoir réussi un contrôle de compétence avec un examinateur dans les 3 mois précédent l'expiration ou ;
-Avoir effectué 12 heures de vol dont 6 en commandant de bord et 12 décollage et 12 atterrissages et un vol d'entraînement d'au moins une heure avec un FI ;
-Si la validité expire, le candidat doit à nouveau réussir l'épreuve pratique d'aptitude.

Dans le cas d'une qualification de classe multimoteurs :


-La validité est de 12 mois (fin du 12ème mois suivant l'obtention pratique) ;
-Pour proroger sa qualification, il faut avoir subi un contrôle de compétences sur un avion ou un simulateur de classe correspondante dans les 3 mois qui précèdent l'expiration ;
-Il faut de plus effectuer au moins 10 étapes en tant que pilote sur un avion du type ou de la classe correspondante ou une étape accompagné d'un examinateur pendant la période validité ;
-Si le candidat détient une qualification de vol aux instruments, sa prorogation peut être combiné avec les exigences de prorogation des qualifications de type ou de classe.
-Si la validité expire, le candidat doit se conformer aux conditions de formation en vue d'un ré entraînement et satisfaire à un contrôle de compétences.

Dans le cas d'une qualification mono pilote monomoteur à turbopropulseurs, le candidat doit dans les trois mois précédant l'expiration, réussir un contrôle de compétence avec un examinateur autorisé sur la classe d'avion approprié.

Pour les titulaires d'un licence pilote professionnel avion française (PP), une conversion en licence pilote professionnel avion européenne est possible.

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 14:56

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 18:34

FORMATION DE PILOTE: VOL AUX INSTRUMENTS

FORMATION DE PILOTE:  VOL AUX INSTRUMENTS
SOURCE : Journal Officiel / Décembre 2000

Une qualification de vol aux instruments IR (Instruments Rating) permet à son titulaire de piloter des avions multimoteurs et monomoteur en régime IFR (Instruments Flight Rules) conformément à la réglementation opérationnelle applicable.

Cette qualification qui peut compléter une licence de pilote privé (PPL) ou de pilote professionnel (CPL) est bien évidemment indispensable pour une éventuelle embauche dans une société de transport aérien, étant donné que les vols s'effectuent en régime IFR. Rare sont les emplois qui vous permettront d'être rémunéré en tant que pilote dans le cadre de vols VFR (View Flight Rules).

Le coût d'une formation IFR (pour une licence professionnelle) est d'environ 12000 ¤ à 20000 ¤ suivant les écoles. A cela il faudra ajouter les frais d'examen (environ 400 ¤), la formation théorique si vous n'êtes pas passé directement par les certificats du pilote de ligne. Les heures de vol sur ce type avion sont excessivement chère et atteignent le plus souvent 500 ¤.

CONDITIONS

Tout candidat à une qualification IR doit être titulaire d'une licence pilote privé (PPL) ou pilote professionnel (CPL) en cours de validité. Chaque licence devant comporter les privilèges du vol de nuit.

Tout candidat à une qualification IR doit avoir reçu dans un FTO (Flight Training Organisation) ou dans un organisme spécialisé dans la formation théorique approuvé, la formation requise conformément au programme défini.

Tout candidat à une qualification IR doit avoir démontré sa capacité à utiliser la langue anglaise (ce certificat théorique doit au maximum être obtenu dans les 6 mois suivants l'obtention de la qualification pratique).

FORMATION THEORIQUE

La formation théorique doit avoir été reçu au sein d'un organisme agréé. Le programme de cette formation doit couvrir les matières suivantes :

-Droit aérien et procédures du contrôle de la circulation aérienne ;
-Connaissance générale des aéronefs ;
-Performance et préparation du vol ;
-Performance humaine et ses limites ;
-Météorologie ;
-Navigation ;
-Communication.

De nombreux ouvrages préparent à cet examen et il est dorénavant obligatoire de suivre une formation homologuées afin de pouvoir postuler à cet examen. Les matières sont communes à la licence de pilote professionnel (on remarquera seulement la disparition des épreuves de procédures opérationnelles et de mécanique du vol) et il est donc fortement conseillé de passer les deux examens dans la foulée pour éviter de devoir réviser le même programme à quelques mois d'intervalle.

Là encore, un brevet théorique de pilote de ligne (ATPL) vous dispensera de cette épreuve.

Un cours théorique approuvé IR(au sein d'un organisme homologué) doit comporter au moins 200 heures d'instruction, pouvant inclure le travail en classe, des moyens vidéo, des séances d'études individuelles, de l'enseignement assisté par ordinateur en proportion convenable. Cette période de formation théorique ne doit pas excéder 18 mois.

EXAMEN THEORIQUE

L'examen doit être organisé dans la ou les langues considérées comme appropriées par l'Autorité ; les questions sont posées sous forme de Q.C.M. (Questions à Choix Multiples). Cet examen comprend environ 200 questions portant sur 9 matières réparties comme suit :

030 Performance et préparation du vol : 2 h 00 - 48 questions
020 Connaissance générale des aéronefs : 1 h 15 - 46 questions
050 Météorologie : 1 h 30 - 42 questions
060 Navigation : 2 h 00 - 56 questions
010 Droit aérien et procédures du contrôle de la circulation aérienne : 1 h 00 - 42 questions
040 Performance humaine et ses limites : 0 h 30 - 21 questions
090 Communication : 0 h 30 - 21 questions

Total : 8 h 75 - 276 questions

Les frais d'inscription s'élèvent à 56 euros.

Chaque Q.C.M. vaut 1 point et il faut au moins 75% des points à une épreuve pour la réussir. Les conditions d'obtention sont les suivantes :


-3 tentatives maximum ;
-Obligation de réussir la moitié au moins des épreuves au cours de la première tentative pour conserver le bénéfice de leur réussite au cours des 2ème et 3ème tentatives ;
-Le candidat aura 12 mois à compter de la première tentative pour obtenir son brevet théorique dans son intégralité.

Le paiement des droits sera payable en une fois lors de l'inscription à la première tentative et concernera l'ensemble des épreuves. Le candidat n'aura pas besoin de repayer des droits d'inscription lors des 2ème et 3ème tentatives. Si le candidat n'a pas réussi son examen après 3 tentatives et 12 mois (ou avant s'il le souhaite) il devra suivre une nouvelle formation homologuée avant de se pouvoir se représenter à l'examen.

La validité de cet examen est de 36 mois.

FORMATION PRATIQUE

Tout candidat à une qualification IR doit avoir accompli au minimum 50 heures de vol en campagne en tant que pilote commandant de bord d'avion ou d'hélicoptère dont au moins 10 heures auront été effectuées sur avion.

Si le candidat est titulaire d'une qualification de vol aux instruments hélicoptère, le nombre total d'heure d'instruction en vol peut être réduit à 10 heures sur avion monomoteur ou multimoteurs.

Suivant la classe avion, la formation en vol est telle que :


-Un cours IR monomoteur doit comporter au moins 50 heures d'instruction aux instruments dont 20 heures au maximum sur un entraîneur de navigation et de procédures de vol de type II (FNPT II) ;
-Un cours IR multimoteurs doit comporter au moins 55 heures d'instruction aux instruments, dont 25 heures au maximum peuvent être aux instruments au sol sur un FNPT I ou 40 heures au maximum sur un FNPT II. Le reste de l'instruction doit inclure au moins 15 heures sur avion multimoteurs ;
-Le titulaire d'une qualification IR monomoteur qui détient également une qualification de classe multimoteurs et postulant pour la première fois à la qualification IR doit suivre au moins 5 heures d'instruction sur avion multimoteurs dont au maximum 3 peuvent être effectuées sur FNPT II.
-Le titulaire d'un CPL avion peut avoir le nombre d'heures totales ci-dessus diminué de 5.

EXAMEN PRATIQUE

Tout candidat à une épreuve pratique IR doit avoir reçu une formation sur un avion de même classe ou de même type que celui utilisé pour l'épreuve (monomoteur ou multimoteurs).

Le candidat doit réussir 4 des 5 épreuves au cours du vol (une 6ème si un avion multimoteurs est utilisé) figurant au programme ; toutes les épreuves devront être réussies dans un délais maximum de 6 mois :


-Section 1 : Départ ;
-Section 2 : Maniabilité ;
-Section 3 : Procédures en route ;
-Section 4 : Approche de précision ;
-Section 5 : Autre type d'approche ;
-Section 6 : Vol asymétrique simulé.

Le candidat doit piloter l'avion dans le cadre de ses limitations, exercer toutes les man½uvres avec souplesse et précision et veiller à garder un contrôle permanent de l'appareil en respectant certains paramètres mais l'examinateur devra tenir compte des turbulences ainsi que des qualités man½uvrières et des performances de l'avion :

Hauteur vol normal : ± 100 pieds
Hauteur au début d'une remise de gaz à la hauteur de décision : + 50 / - 0 pieds
Altitude / MAP / Hauteur minimale de descente : + 50 / - 0 pieds
Alignement sur aides radio : ± 5 °
Alignement approche de précision : Demi déviation de l'index d'alignement de piste et de descente
Cap vol normal : ± 5 °
Cap panne moteur simulée : ± 10 °
Vitesse vol normal : ± 5 n½uds
Vitesse panne moteur simulée : + 10 / - 5 n½uds

Le vol ne doit pas durer moins de 60 minutes.


QUALIFICATION BIMOTEUR ME

La qualification bimoteur est incluse dans la formation IR mais elle peut aussi être passée indépendamment à partir d'un CPL ou d'un PPL à condition ;


-D'être titulaire d'une licence pilote privé ou pilote professionnelle ;
-De totaliser 70 heures en qualité de commandant de bord ;
-D'être titulaire d'un qualification SEP.

Il faut 6 heures de vol en double commande plus un test pour obtenir cette qualification dont le coût est voisin de 3500 ¤. Sachez cependant qu'il n'est financièrement pas intéressant de passer une qualification ME puis un IR puisque les heures de stage IR comprennent des heures "double emploi ME + IR.

VALIDITE ET RENOUVELLEMENT

La durée de validité d'une qualification de vol aux instruments est de 12 mois.

Dans le cas d'une prorogation, la validité court jusqu'au jours du 12ème mois qui suit le mois au cours duquel cette validité à expiré.

Pour la prorogation d'une qualification de vol aux instruments multimoteurs :

Le titulaire doit subir avec succès un contrôle de compétence sur un avion ou un simulateur de vol du type ou de la classe correspondant dans les trois mois qui précèdent l'expiration de la qualification ;
Le candidat doit de plus effectuer au moins dix étapes en tant que pilote sur un avion du type ou de la classe correspondant ou une étape en tant que pilote sur un avion ou un simulateur du type ou de la classe correspondant accompagné d'un examinateur au cours de la période de validité de la qualification.

Pour la prorogation d'une qualification de vol aux instruments monomoteur :


Si la qualification IR est valide pour les opérations avec un seul pilote, la prorogation pourra être effectuée soit dans les conditions d'exploitation avec "pilote assisté", soit dans les conditions d'exploitation avec un seul pilote ;
Le candidat doit subir, comme contrôle de compétence, une épreuve en vol intégrant les section 1 à 5 (définies ci-dessus).

Pour le renouvellement de sa qualification, le candidat doit subir un contrôle de compétence qui portera la validité de sa licence à la fin du 12ème suivant le mois de ce contrôle de compétence. Si le titulaire échoue à ce contrôle il devra en subir un nouveau avant de faire de nouveau usage de sa qualification.

Si la qualification n'a pas été renouvelée ou prorogée pendant 7 an, son détenteur devra repasser l'examen théorique d'aptitude.

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 16:30

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 18:34

FORMATION DE PILOTE: US

FORMATION DE PILOTE: US
SOURCE : Federal Aviation Administration (FAA)

La formation américaine est un grand classique et les candidats viennent du monde entier pour passer leur licences aux États Unis. Les heures de vol y sont beaucoup moins chères et les programmes beaucoup plus légers et pragmatiques. Il serait cependant trop beau de pouvoir se former aux USA à bas prix pour revenir travailler en France. Les licences ne sont en effet pas équivalentes mais les conversions sont possibles. Le prix d'un CPL américain converti en CPL IR français est sensiblement le même que si vous aviez fait votre formation directement en France mais vous bénéficierez d'une double formation, d'une expérience en anglais et d'un nombre d'heures de vol relativement important comparé à ce que l'on trouve en France.

La formation américaine se présente différemment puisqu'il faut d'abord devenir PPL puis obtenir une qualification IR et multi engine avant de valider l'ensemble par un CPL pour exercer à titre professionnel.

On compte plus de 650000 pilotes actifs aux États Unis, c'est dire à quel point le pilotage y est démocratisé. Les écoles pratiquent des formations intensives, ainsi pour un private pilot, il faut compter 4 à 6 semaines, 5 jours par semaine. outres les cours théoriques utilisant beaucoup plus la vidéo qu'en France, vous serez formés comme suit (ces chiffres ne sont qu'indicatif car d'une école à l'autre, et suivant le mode de formation, le nombre des heures peut varier sensiblement) :

-Visite médicale 3rd class ;
-20 heures d'instruction au sol ;
-30 heures en double commande ;
-10 heures en solo ;
-2 heures de test en vol.

Le private pilot licence permet (tout comme en France) à son titulaire de piloter un avion "single engine" dans un but non commercial. Le vol de nuit étant parfois inclus (donc autorisé) dans certains programme d'écoles.

Les tarifs sont variables mais oscillent le plus généralement entre 3500 USD et 4500 USD soit entre 4000 ¤ et 5200 ¤ mais incluent ici :

-Les ouvrages nécessaires ;
-Les frais d'inscription aux examens ;
-La prise en charge de la visite médicale ;

Pour le private pilot licence, l'économie n'est donc pas spectaculaire (quoique de de l'ordre de 15% à 20% pour l'ensemble) mais cette formation devient réellement intéressante pour les autres licences. Le PPL américain peut être utilisé dans la plupart des pays après un vol test en aéro-club.


Il faut compter 3 à 4 semaines en temps plein pour passer cette qualification. Une fois le PPL enpoche, vous devrez suivre une formation IR (Instrument Rating) dont le déroulement est le suivant :

-Visite médicale 3rd class ;
-30 heures d'instruction au sol ;
-30 heures en double commande sur avion full IFR ;
-10 heures sur simulateur type Frasca ;
-2 heures de test en vol.

La qualification instrument rating permet à son titulaire voler en condition IMC (Instrumental Meteorogical Conditions) sur un avion "single engine" dans un but non commercial.

Les tarifs sont variables mais oscillent le plus généralement entre 3200 USD et 4200 USD soit entre 3600 ¤ et 4800 ¤ et incluent là encore :

-Les ouvrages nécessaires ;
-Les frais d'inscription aux examens ;
-La prise en charge de la visite médicale ;

Cette qualification n'est pas valable en France mais peut se convertir en repassant une qualification IR française à un prix moindre puisque une partie de votre expérience est prise en compte.

La licence CPL permet à son titulaire d'exercer des fonctions de pilote dans un but commercial. pour entamer cette formation, vous devez être titulaire d'une licence PPL ainsi que de 250 heures de vol le jour du test dont 100 heures en qualité de commandant de bord.

Les tarifs de cette formation sont environs de 4000 USD (4500 ¤) pour un programme établit comme suit :

-Visite médicale 2nd class ;
-70 heures d'instruction au sol ;
-20 heures en double commande ;
-2 heures de test en vol.

Cette licence n'est pas valable en France et vous devrez la repasser dans sa totalité. Ce prix comprend à nouveau les ouvrages nécessaires, les frais d'inscription aux test et la visite médicale.

Il existe deux type de qualification multi engine : pour VFR (Visual Flight Rules) et IFR (Instrument Flight Rules). Cette formation peut donc être suivie après une PPL ou un IR. Cette qualification est extrêmement rapide et peut-être obtenue en une semaine.

-10 d'instruction au sol ;
-10 heures en double commande ;
-5 heures sur simulateur type Frasca ;
-2 heures de test en vol.

Les tarifs sont variables suivant que vous passer une qualification PPL, PPL IR ou CPL IR, mais comptez entre 2000 USD et 4500 USD soit entre 2300 ¤ et 5200 ¤.

Cette qualification peut-être reconnue en France à condition d'avoir suivi les normes françaises décrites dans la rubrique IR.

C'est là que la formation américaine devient intéressante et prend tout son sens car le programme CPL IR permet, sans expérience préalable, de devenir pilote professionnel, qualifié IFR et multimoteurs, en quelques mois et pour une somme excédant rarement les 23000 USD soit 27000 ¤ (comparé aux quelques 50000 ¤ nécessaires en France). Nous ne l'aborderons que très brièvement puisque chaque étape en est détaillée un peu plus haut.

Voici un exemple de planning de formation :

-PPL course : 30 heures en double commande + 10 heures en solo ;
-Mûrissement : 60 heures en solo ;
-IR course : 40 heures en double commande ;
-Mûrissement : 60 heures en solo
-Multi engine commercial IFR course : 50 heures

-Pour un total de 250 heures de vol.

La licence ATP (pilote de ligne) permet à son titulaire d'exercer des fonctions de pilote dans un but commercial dans le transport public. Pour entamer cette formation, vous devez être titulaire d'une licence CPL IR ME ainsi que de 1500 heures de vol le jour du test. Le déroulement de ce stage est relativement bref puisque qu'il ne fait que valider une expérience acquise au cours de la formation et du mûrissement :

-Visite médicale 1st class ;
-5 heures d'instruction au sol ;
-5 heures d'instruction en vol ;
-1 heure de test en vol.

Les tarifs sont sont d'environ 2000 USD (2300 ¤)mais il n'y a aucune équivalence ou conversion possible et seule les heures de vol pourront être prises en compte. Ce tarif inclue :

-Les ouvrages nécessaires ;
-Les frais d'inscription aux examens ;
-La prise en charge de la visite médicale ;

Vous l'aurez compris, la tâche est relativement compliquée si l'on passe ses licences aux États Unis pour revenir les valider en France mais l'intérêt réside dans le prix des heures de vol qui permettent de se forger une expérience solide, et qui, pour le prix d'une formation complète en France, permettent l'obtention d'une double formation (PPL CPL IR ME américains puis PPL CPL IR français). Comme nous l'avons dit dans la rubrique financement, il est parfois utile de d'aller aux USA pour monter ces heures à un prix raisonnable et dont la validité est totale en France.

Voici quelques exemples de prix comparés :


Type avion USA Canada France
Cessna 150.... 50 ¤ 57 ¤ 90 ¤
Cessna 172.... 55 ¤ 60 ¤ 122 ¤
Cessna150DC55 ¤ 65 ¤ 115 ¤
PA-28................ 90 ¤ 100¤ 210 ¤


Il ne vous reste donc plus qu'à comparer tout en sachant que outre les heures proprement dite, il faudra vous loger et nourrir. Il est aussi conseillé de ne jamais pré-payer un stage mais ne négocier sur place.

Vous obtiendrez un visa du type J-1 pour pouvoir séjourner aux États Unis en tant qu'étudiant, et avec un peu de chance, vous pourrez aussi peut-être y devenir instructeur. Cette opportunité se présente fréquemment mais il est indispensable de bien se renseigner sur la loi d'immigration très stricte des États Unis.

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 19:08